Les langues vivantes : on ne les parle toujours pas,
mais on en parle toujours…


Il n'est pas contestable que le « Plan de Rénovation des langues Vivantes », en application en France depuis 2006, a permis d’accomplir des progrès non négligeables en encourageant des méthodes d’enseignement plus actives et davantage orientées vers le développement d’une compétence de communication.

Mais il n'est pas contestable non plus que ces progrès ne sont pas suffisants. Les évaluations nationales et internationales le démontrent sans ambiguïté : la France arrive bien au dernier rang des pays européens quant a maîtrise des langues étrangères enseignées à l'école, que ce soit en première ou en deuxième langue étrangère.
Pourtant l’amélioration de l’apprentissage des langues vivantes est bien une préoccupation constante des politiques éducatives en France, et il n'est pas inutile de se rappeler que le choix d’encourager l’apprentissage de deux langues étrangères en plus du français est une constante de la politique des langues en France depuis 2002.

A ce sujet, on peut considérer l'année scolaire 2005 - 2006 comme une année charnière, marquée par la loi du 23 avril 2005 d’orientation pour « l’Avenir de l’Ecole ».
En effet, le décret du 11 juillet 2006 définit un socle commun des connaissances et des compétences, organisé autour de sept domaines fondamentaux, dont celui de la pratique d’une langue étrangère. Cette langue étrangère est considérée comme un moyen de servir une cause plus vaste que simplement nationale, de former des citoyens plurilingues capables de défendre des valeurs communes, voire universelles.
Bref, l’élève est défini comme un futur citoyen porteur d’un bagage culturel et langagier qu’il enrichit en passant d’une langue à l’autre, en s’appuyant sur l’une pour apprendre l’autre. Pour atteindre cet objectif, les méthodes et les supports sont pléthoriques...

Mais qu'en est-il de l'utilisation des manuels par les enseignants ?
Selon une enquête des Editeurs d'éducation (EDE), 71% des enseignants déclarent utiliser des manuels papier avec leurs élèves et 17% des manuels numériques, notamment pour des « ressources » fournies par d'autres enseignants. Ainsi il ressort de cette enquête que le point fort des manuels papier est qu'ils facilitent les préparations de cours (pour 73% des professeurs) et font gagner du temps (pour 66%), de même qu'ils se révèlent indispensables pour mémoriser, lire, et se concentrer.

C'est sur ce registre particulier de la concentration et de la mémorisation que notre collection, qui entre dans sa 41ème année d'existence, a acquis une notoriété difficilement contestable et a justifié pleinement sa signature : « Des livres différents pour combattre l'échec ».
Véritables traits d'union entre le maître et l'élève, nos livres ont redonné par ailleurs sa vraie place à la grammaire trop injustement délaissée au profit de l'expression orale et cela grâce à une mise en page entièrement structurée autour de leçons présentées de façon claire et simple pour être parfaitement assimilables et mémorisables.

Dans le registre du football, domaine où la France excelle, il existe un principe intangible (que l’on retrouve dans bien d'autres domaines...) qui consiste à « ne pas changer une équipe qui gagne ».

Vous devinez sans peine le fond de ma pensée et je ne saurais trop vous encourager à continuer à faire confiance à une petite Maison d'édition indépendante qui a su garder son cap, depuis 1978, au cœur de tant de tempêtes pédagogiques et politiques : rester compatible avec tous les programmes ministériels et toutes les méthodes d’enseignement, en faisant le pari de l'intérêt supérieur de l'enseignant et de l'élève… en lien avec les parents.


Francesco Martorana

Août 2019

Méthode d'apprentissage cohérente et articulée des langues vivantesMéthode d'apprentissage cohérente et articulée des langues vivantes